podolski

Podolski’s not dead

« La parole est une hystérie qui relève de la frustration qui par ailleurs la compense. Vous êtes si loin. Soyez sage – planant – à bientôt – l’herbe est dans le tiroir »

Pour avoir la chance de découvrir ce festin de la littérature – d’avant-garde bien sûr -, il vous faudra abandonner ce qui vous restait de décence, de sens et de syntaxe et… malgré cela… Sophie Podolski restera une inconnue. Poétesse et dessinatrice belge des années 70, on ne la connait que par les allusions faites au cours des histoires et enquêtes de l’écrivain chilien R. Bolano qui nous lance sur sa trace sans nous donner plus d’indices. Le net est vide : Wikipedia nous renseigne seulement sur sa schizophrénie et son suicide en 74,  à l’âge de 21 ans. A part ça, deux articles incomplets et une photo énigmatique (ci-contre) se répètent de liens en liens.
Publiée d’abord dans la revue Tel Quel dirigée par P. Sollers, puis de manière posthume dans la revue Luna Park, on peut y lire des extraits de son unique livre « Le pays où tout est permis ». Prose dessinée, crue, parfois incohérente, psychotropique, on s’éclate à déchiffrer ce cahier de brouillon écrit à la main, ce mélange de glauque, d’imaginaires délirants, de trips d’ados et de lucidité de junky. Conquis ?!
Malheureusement ce livre n’a jamais été réédité. Alors faites-vous les dents sur les premières pages, disponibles sur le pileface.com, puis partez en pélerinage au Silo de la bibliothèque de la Part-Dieu à Lyon (livre à consulter sur place !).

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